Le terrorisme à motivation religieuse au Canada
caractéristiques et évolution entre 1973 et 2003

 

72e Congrès de l’ACFAS
Mai 2004
Colloque Religion, violence et contrôle social

 
     
 
Stéphane Leman-Langlois
2004
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1. INTRODUCTION

En guise d’introduction, tentons de définir certains des termes qui seront utilisés dans cette communication.

Terrorisme : pour des raisons purement opérationnelles nous considérons dans ce qui suit que le terrorisme est toute activité criminelle à objectif coercitif et à motivation politique.

— Ainsi, nous ne donnons aucune importance à certains éléments qui sont souvent des facteurs de confusion dans l’analyse, tels que le statut moral des motifs politiques invoqués, des moyens utilisés ou la gravité relative des résultats.

— La définition est également très large et comprend toutes les activités faites pour supporter directement le terrorisme, comme le financement, le trafic de fonds, de matériel et de personnes, les menaces et les canulars, et inclue toutes les tentatives.

— Elle inclue également le « terrorisme d’État », dont il ne sera cependant pas question aujourd’hui.

— L’Équipe de recherche sur le terrorisme et l’anti-terrorisme (ÉRTA), de l’École de criminologie de l’Université de Montréal, dispose d’une banque de données comprenant quelques 500 incidents terroristes commis entre 1973 et 2004 au Canada. C’est sur cette recherche que les analyses et conclusions qui suivent sont basées.

Religion, « religieux » : par religion j’entends toute organisation de la moralité et de la pratique (vie quotidienne et rituels explicites) fondée sur des éléments surnaturels. Ainsi, le terrorisme religieux implique que la motivation politique en jeu est de nature religieuse. Une « secte » est un groupe schismatique ou innovateur en position de tension avec la culture majoritaire.

Canada : nous incluons dans notre base de données — et ainsi dans l’analyse qui suit — des actes commis et préparés au Canada, ainsi que des actes ou bien commis ou bien préparés au Canada.

— Nous incluons également toutes les activités où le Canada joue un rôle secondaire, par exemple lorsque des terroristes utilisent un passeport canadien.

Groupe : un groupe n’est jamais qu’un ensemble d’individus.

— Il faut éviter d’assimiler les objectifs et les rationnels d’individus et ceux d’individus se prononçant pour le groupe.

— Il faut également éviter s’assimiler tous les groupes possédants quelques caractéristiques communes. Par exemple, ci-dessous les « extrémistes Sikhs » se présentent en trois différents sous-groupes, les traditionalistes, les séparatistes et les vengeurs.

Ainsi, ÉRTA s’est demandé dans quelle mesure la situation terroriste au Canada est et sera modifiée par le phénomène du terrorisme religieux.

— Ceci est une question importante parce que le terrorisme à composante religieuse tend à être beaucoup plus grave que les autres formes de violence politique. En fait, la vague de ce que plusieurs théoriciens ont appelé le « nouveau terrorisme » est caractérisée, justement, par deux éléments fondamentaux : son caractère religieux et sa violence spectaculaire. Le nouveau terrorisme est spectaculairement illustré par les attentats du 11 septembre 2001, mais aucunement limité à — ni a-t-il débuté avec — ces derniers.

Dans cette communication, nous commencerons par dresser la carte du terrorisme religieux au Canada, pour ensuite nous pencher sur les différents rationnels produits par la religion. Enfin, nous verrons dans quelle mesure on peut parler de religion comme facteur de contrôle social.

2. LES FORMES DE TERRORISME RELIGIEUX AU CANADA

Afin de mettre le tout en perspective il est utile de catégoriser l’ensemble des actes terroristes à caractère religieux selon quatre catégories fondées sur la nature des motifs explicites et implicites des terroristes.

        a.     Terroristes à objectifs spécifiques définis par leur religion

Le terroriste à objectif spécifique est engagé dans un combat violent contre une pratique ou une politique qu’il juge contraire à un quelconque principe moral défini par sa religion.

        Au Canada il s’agit par exemple de groupes ou d’individus détruisant des installations, menaçant et agressant des personnes afin de mettre fin à l’avortement sur demande. Ce type d’activité a donné lieu à plusieurs attentats au Canada, dont trois attentats par arme à feu contre des obstétriciens-gynécologues par James Kopp, qui continue d’affirmer que ses actes sont moralement justifiés.

        b.     Terroristes à objectifs colorés par la religion ou à identité religieuse

Nuance par rapport à la première catégorie, le terroriste à saveur religieuse vise des buts politico-sociaux inscrits dans un discours où la religion joue un rôle catalyseur, ou comme facteur d’identification des groupes (appartenance, opposition, tiers).

— Jusqu’au milieu les années 1980 les activités violentes des séparatistes Sikhs au Canada étaient limitées à la collecte de fonds pour des actions en Inde et à des agressions et attentats pour contrôler la structure locale, surtout en Colombie Britannique.

Le séparatisme Sikh a ceci de particulier d’être fortement ancré dans des croyances religieuses. Le rationnel utilisé pour justifier la demande de création d’un Khalistan en Inde est fondé en grande partie sur le différentiel culturel des Sikhs, mais leur religion est un puissant facteur de différenciation et donc un facteur important de la volonté indépendantiste (notez que le pays projeté serait appelé « Khalistan » qui signifie « pays des purs » [comme le Pakistan d’ailleurs], et non, plus prosaïquement, « Sikhistan »). Le dixième guru et foncateur du Khalsa, Gobind Singh ji, est réputé avoir placé l’indépendance comme condition de survie du sikhisme. (On pourrait comparer avec les séparatistes au Québec : la logique indépendantiste, fortement religieuse avant 1960, s’est ensuite sécularisée pour tourner autour de la langue et du contrôle des moyens de production. Sauf qu’au Québec le recours à la violence a suivi la sécularisation du mouvement).

— Dans la mesure où des groupes et individus antisémites s’adonnent à la violence politique au Canada, leurs cas pourraient être subsumés dans la catégorie du terrorisme à saveur religieuse. Ici, la religion sert à identifier le groupe cible davantage que le groupe d’appartenance (il y a au Canada des groupes antisémites catholiques et d’autres qui sont protestants).

        c.     Terroristes imposant leur religion

En simplifiant légèrement ces terroristes sont engagés dans des activités de contrôle social, généralement au niveau local. Leurs actions visent à forcer les individus qu’ils identifient comme appartenant à leur groupe religieux à respecter les dogmes, pratiques, rituels, etc. tels que compris par le terroriste.

— Au Canada l’exemple principal de ce type de terrorisme religieux est l’historique des « Fils de la liberté » (FDL), sous-groupe de la secte orthodoxe des Doukhobors. Venus de Russie à la fin du 19e siècle ils s’installent dans l’Ouest canadien et sont rapidement proie à des conflits internes, surtout au sujet de leur intégration à la population canadienne, que les Fils de la liberté perçoivent comme un abandon de la religion. Les gouvernements provinciaux enveniment la situation par des programmes forcés d’intégration des enfants.

Le terrorisme des FDL consiste surtout à faire exploser ou brûler des édifices qu’ils considèrent ou bien comme des objets d’idolâtrie (par exemple, des lieux historiques doukhobors, des musées, etc.), ou bien comme des symboles d’ingérence du monde extérieur dans le leur (édifices gouvernementaux, voies ferrées). L’immense majorité des actes furent dirigés contre la propriété d’autres Doukhobors jugés insuffisamment zélés dans leur mise en pratique de la religion.

— Un autre exemple est celui des Sikhs orthodoxes en Colombie Britannique, qui lors d’une dispute au sujet de la présence de tables et de chaises dans les lieux de repas communautaires, ont utilisé la violence, les menaces et l’intimidation pour empêcher les autres membres du groupe (majoritaires) de laisser tomber la tradition religieuse.

— On peut également inclure ici Thomas Brigham, qui en 1984 fit 3 morts et 30 blessés à la Gare centrale pour protester contre la venue du Pape (dans une note il réclamait la « mort du Vatican impie » (death of the unholy Vatican).

        d.     Terroristes religieux eschatologiques

Le terroriste religieux eschatologique poursuit des objectifs tellement lointains et démesurés qu’il sait à l’avance que ses chances de réussite sont faibles sinon nulles. C’est un combat de la vertu seule. Mourir en essayant est donc aussi valable que de réussir.

— Paradoxalement, ceci peut mener à une lutte ritualiste que certains ont qualifiée de nihiliste, ce qui est profondément erroné. Le fait que des objectifs clairs et rationnels ne soient pas explicitement articulés ne doit pas être confondu avec l’absence d’objectifs.

— C’est aussi un terrorisme dont les justifications sont tournées vers le passé, visant la restauration d’une gloire passée ou la vengeance pour une injustice subie.

— premier exemple : Les bombes d’Air India en juin 1985 (une autre attaque à la bombe contre un avion d’Air India fut déjouée à Montréal en mai 1986). Ces attaques visaient à prendre revanche sur l’Inde et les Indiens (comprenant les Canadiens d’origine indienne) pour le saccage du Temple d’Amritsar.

— second exemple : al Qaïda et le terrorisme international musulman.

1. Ahmad Saeed Khadr, Canadien d’origine Égyptienne, finance un attentat contre l’ambassade d’Égypte au Pakistan (15m, 59b). Arrêté, il obtient l’intervention du Premier ministre Chrétien auprès de Benazir Bhutto et est relâché plus tard. Membre actif d’al Qaïda, il est tué dans une escarmouche avec l’armée pakistanaise en octobre 2003. Ses fils, élevés jihadistes, sont également terroristes plus ou moins convaincus (Abdurahman, récemment revenu au Canada, semble avoir été peu enthousiaste; Abdul, paraplégique depuis l’escarmouche, est également revenu au Canada en mars 2004 pour recevoir des traitements).

2. En 1999 Ahmed Ressam tente de faire passer aux États-Unis plusieurs kilos d’explosifs chimiques qu’il a préparé lui-même après avoir suivi un cours en Afghanistan aux frais d’al Qaïda. Il est arrêté à la frontière après avoir paniqué.

3. En octobre 2003 des menaces d’attaquer à la roquette les vols d’El Al atterrissant à Pearson font détourner les avions pendant 2 jours.

Au Canada, les trois premiers types de terrorisme religieux sont en perte de vitesse, mais le dernier, de loin le plus dangereux, est de plus en plus actif. Ceci n’est pas spécifique au Canada.

3. CARACTÉRISTIQUES DU NOUVEAU TERRORISME

La plupart des observateurs du terrorisme s’accordent au sujet de l’apparition, au milieu des années 1990, d’une nouvelle forme de terrorisme appelée simplement « nouveau terrorisme », qui a des caractéristiques radicalement différentes de celles du terrorisme traditionnel :

absence de revendication. Le nouveau terrorisme n’est plus un terrorisme de revendication ou de demande. Al-Qaïda ne revendique pas ses actes.

Dans la mesure où il s’agit d’un terrorisme punitif, réponse à un sentiment d’injustice subie, l’absence de revendication ajoute au pouvoir punitif par la terreur en augmentant l’incertitude des groupes ciblés. En fait le nouveau terroriste tente de démolir le monde pacifique/ordonné de l’ennemi, que selon lui ce dernier ne mérite pas.

message non-écrit. L’aspect communicatif du terrorisme sans signature et sans demande est métaphorique. C’est une poésie de la destruction et de l’imposition d’une douleur méritée, légitime.

Le destinataire du message n’est pas la victime — qui risque de ne pas comprendre la métaphore, de la trouver irrationnelle, ou nihiliste — mais bien les autres membres réels et supposés du groupe.

perspective eschatologique où se confondent la fin de l’histoire et la fin des individus (au sens d’objectif, mais aussi de fin dans l’« autre monde »).

Ceci est propice à une radicalisation rapide et pratiquement irréversible des acteurs, en tant qu’individus ou comme membres d’un groupe (c’est-à-dire que ce discours rend les membres du groupe insensibles aux changements de contexte, cad rien ne peut être fait pour satisfaire le terroriste eschatologique).

Exception : les milices aux ÉU après Oklahoma City — mais justement, ces milices n’avaient pas une culture du sacrifice, du suicide glorieux).

C’est également le fondement de la glorification du sacrifice ultime de la vie du membre (l’attaque-suicide).

violence spectaculaire : le nouveau terrorisme religieux ne cherche plus l’approbation de la population (ou du moins d’une portion de cette dernière), mais celle d’un dieu. C’est une terreur sacrée dont les limites sont 1) techniques; 2) symboliques, au niveau de la signification des moyens utilisés pour leurs utilisateurs.

— Le nouveau terrorisme est essentiellement religieux.

— Bien sûr, n’importe quel groupe politique peut se radicaliser. Et à la fois, tous les groupes religieux utilisant la violence ne sont pas assimilables à la vague du nouveau terrorisme.

— Cependant, il semble que la rencontre d’absolus religieux et d’objectifs historiques, épiques, soit particulièrement fertile pour les actes

1. de violence spectaculaire

2. Sans revendication (contenue dans le discours religieux)

3. Sans message explicite (aussi contenu dans le discours religieux)

4. CONCLUSION : RELIGION ET RATIONALITÉ TERRORISTE

il ne reste plus qu’à se demander dans quelle mesure la religion peut être considérée comme une cause de terrorisme.

réponse simple : la religion est une façon très puissante (mais non la seule) d’identifier et d’articuler les injustices dont le terroriste se dit victime et d’articuler une marche à suivre afin d’y remédier.

— Autrement dit, la religion offre un rationnel d’action.

— Parler de la rationalité du terroriste religieux implique une définition non pas aristotélicienne, mais weberienne du concept de rationalité. C’est une rationalité qui repose sur une logique d’action, mais une logique strictement interne, qui lui est propre. Elle peut donc paraître illogique, « irrationnelle » à l’observateur.

— ainsi, chercher, ou noter l’absence de rationalité classique, « économique » (pas au sens financier) au terrorisme tient de l’ethnocentrisme.

A. Motifs et rationalités

— au sens le plus simple être rationnel c’est agir en fonction d’objectifs dans un contexte. À première vue cette perspective semble favoriser les motifs et faire disparaître les causes : l’action est réfléchie, elle n’a donc pas de « cause » au sens propre du terme : elle est le produit de la volonté.

— Ceci est une perspective qui fait un important retour en criminologie, et surtout en pénologie, où on justifie la sanction pénale par l’intention mauvaise du criminel.

— Le terrorisme conventionnel a souvent paru comme une action rationnelle par excellence, puisqu’explicitement dirigée vers des buts politiques mûrement réfléchis. Dans ce cas il s’agit d’êtres rationnels au sens classique, donc poursuivant des bénéfices (ceux qui sont clairement explicités, ou potentiellement d’autres, occultes).

Ceci est faux, ou devrait nous obliger à considérer les « nouveaux terroristes » comme irrationnels : incapables de réflexion ou affligés de pathologies mentales — ce qui ne cadre pas avec les faits empiriques.

— il est donc plus productif d’analyser les motifs des terroristes et de se demander de quelle rationalité ceux-ci sont-ils issus.

— Or, en sociologie les motifs sont rarement jugés satisfaisants pour comprendre une situation ou une action : ils soulèvent immédiatement des questions au sujet de leur nature et de leur provenance et ramènent au contexte socioculturel dont ils font partie.

— En fait, comme le montrait déjà C. Wright Mills (1940), il est plus productif de comprendre les motifs comme des outils conceptuels permettant d’ordonner le monde et d’identifier des problèmes et des solutions.

Les motifs ne sont pas des a priori. C’est le discours qui est a priori.

— En passant des motifs (pourquoi j’ai agi ainsi) aux valeurs (pourquoi doit-on agir ainsi) le discours est offert comme moyen de s’adresser aux autres, de passer de l’action individuelle à l’action de groupe.

— ainsi, le motif, tout en n’étant pas une simple cause de l’action, participe d’un discours au sujet du monde. C’est un moyen de communiquer, de convaincre, de mobiliser.

B. Le jihadisme comme discours au sujet du monde

— au centre de ce qu’on pourrait appeler le jihadisme se trouve un rationnel religieux. Par exemple, l’idée de faire partie ou de tenter de provoquer une guerre sainte universelle sensée faire renaître la gloire de l’Islam est une interprétation religieuse de la situation géopolitique et économique du tiers-monde musulman, accompagnée d’une solution pré-légitimée à ses problèmes.

— ainsi, le jihadisme est davantage un mode de vie, d’appréhension du monde, une rationalité en soi, mais non une rationalité classique. Les actes et les motifs n’en sont que des manifestations pratiques.

— c’est une rationalité qui, contrairement à d’autres possibles,

1) réfère à des standards surnaturels imaginés et donc non-observables et non limités par l’expérience

2) invite à réfléchir à la réalité au-delà du monde concret

3) est manichéenne

4) est absolue et englobante

donc potentiellement plus dangereuse.

— On l’a souvent noté, le terroriste jihadiste canadien n’est pas un produit direct de conditions socio-politiques qu’on a souvent accusées d’être la source de terrorisme dans des pays du tiers monde.

— Néanmoins, le discours jihadiste englobant place le terroriste potentiel dans ce narratif historique comme acteur important.

Ainsi, la rationalité religieuse terroriste peut être comprise comme :

1) moyen de comprendre le monde (ainsi que la place que l’acteur y occupe : soldat sacré pour le nouveau terrorisme) et de justifier l’action

2) moyen de mobiliser d’autres acteurs sans utiliser de coercition (contrôle social « positif »).

— Ceci correspond au meeting typique de recrutement terroriste au Canada, par exemple celui d’Ahmed Ressam.


Résumé

Depuis le milieu des années 1990, plusieurs auteurs ont cru reconnaître l’apparition de ce qu’ils ont appelé un « nouveau terrorisme ». C’est un terrorisme dont les cibles et les sources dépassent le cadre des États, aux objectifs glorieux et à fort contenu surnaturel ou légendaire — rendant les revendications et les demandes obsolètes; enfin, un terrorisme dont la violence ne connaît plus les limites établies par le terrorisme conventionnel. Pour des raisons à la fois théoriques et pratiques il est important de comprendre comment et à quel point ce nouveau terrorisme se manifeste au Canada.

À partir d’une banque de données qualitative de près de 500 incidents et situations de violence politique au Canada depuis 1973 nous tenterons d’explorer la question en établissant certains faits : la place et le rôle de croyances religieuses diverses dans les instances de violence politique et de terrorisme au Canada ; les limites dans lesquelles on peut parler de « nouveau terrorisme » au Canada ; l’évolution particulière de la violence politique au Canada depuis les trois dernières décennies. Nous prendrons ensuite quelques cas de figure concrets afin de mieux connaître les dynamiques en jeu, en particulier les extrémistes séparatistes Sikhs, al Qaïda, les Doukhobors et les extrémistes anti-avortement.

En conclusion, nous repasserons un certain nombre de théories sociologiques et criminologiques qui pourraient nous aider à rendre compte des faits observés. Nous examinerons entre autres le rôle de « contrôleur social » souvent donné à la pratique religieuse organisée, les apports et les limites des théories du choix rationnel et les théories de l’apprentissage social et de l’identité sociale.


 

Références

  • Medari, Ariel (1990), « The Readiness to Kill and Die : Suicidal Terrorism in the Middle East », W. Reich (éd.), Origins of Terrorism : Psychologies, Ideologies, Theologies, States of Mind, Washington (D.C.), Woodrow Wilson Center Press, 192-207 (1998).
  • Mills, C. Wright (1940), « Situated Actions and Vocabularies of Motives », American Sociological Review, 6, 904-913.
  • Rappoport, David (1990), « Sacred Terror : A Contemporary Example from Islam », W. Reich (éd.), Origins of Terrorism : Psychologies, Ideologies, Theologies States of Mind, Washington (D.C.), Woodrow Wilson Center Press, 103-130 (1998).
  • Spector, Malcom, et John Kitsuse (1977), Constructing Social Problems, New Brunswick (ÉU), Transaction (2001).
 
     
   
 
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