Agents de guerre bactériologiques
Nature de la menace bioterroriste au Canada
 
     
 

F) Fiches techniques

 
     
 
Charbon (Bacillus anthracis)

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Le charbon crée des spores formés par la bactérie bacillus anthracis.
L’organisme est présent dans le sol partout dans le monde sous forme de spore. Ces spores de bacille sont relativement résistantes et produisent des toxines qui peuvent être fatales. C’est une arme efficace lorsqu’elle est transformée en poudre pouvant être inhalée ou pulvérisée dans l’air. Le charbon peut se dissimuler dans des colis ou être dispersé au dessus d’un champ de bataille ou d’une ville. Il est considéré comme une arme de choix, très résistante qui peut supporter les conditions météorologiques et survivre dans un même milieu pendant plusieurs années.

Comment il se transmet :

  • On peut le contracter par voie cutanée (95% des cas; mortalité <1%).
  • Par inhalation (mortalité essentiellement de 100% sans traitement).–
  • Par voie gastro-intestinale (mortalité atteignant 50%).

Symptômes :

  • Les symptômes peuvent apparaître avant une semaine (1 à 7 jours).
  • Au contact de la peau, les spores pénètrent dans celle-ci et forment des pustules. Ils ressemblent à une morsure d’insecte qui après quelques jours va se développer pour créer une pustule avec du liquide noirâtre à l’intérieur.
  • L’inhalation de l’anthrax provoque des symptômes similaires à la grippe qui par la suite va empirer et créer des problèmes de respiration sévère allant jusqu’à la mort. La maladie du charbon sous forme pulmonaire et beaucoup plus grave.
  • L’ingestion de la maladie par nourriture contaminée est caractérisée par des inflammations intestinales, des vomissements avec traces de sang et des diarrhées.
  • Douleurs dans la poitrine, toux, épuisement et fièvre qui évoluent vers l’essoufflement, la diaphrorse, la cyanose et la mort.
  • Effet du charbon par voie cutanée : Progression : macule prurigineuse - papule -ulcère bordé de vésicules séro-sanguines (riches en bactéries) - escarre noire affaissée et douloureuse bordée d ’un œdème localisé.
  • L ’escarre se détache après 7 à 10 jours.
  • Adénopathie douloureuse + lymphangitique + possibilité de symptômes systémique
  • Effet du charbon – par aérosol: Inhalation - premier stade (non spécifique)
    malaise, fatigue, myalgie, fièvre peu élevée, toux non productive, gênethoracique.
    • Inhalation - deuxième stade– amélioration de courte durée suivie d’une brusque détresse respiratoire (dyspnée), cyanose (bleue), diaphorèse (transpiration profuse), adénopathie, stridor (respiration inspiratoire stridente).
  • Radiographie pulmonaire - mediastinum élargi, épanchement pleural, + (sans infiltrations). Progresse rapidement vers la bacteriémie, le choc septique, l ’hypotension, laméningite (50%).

Par aérosol : Apparition brutale de symptômes semblables à la grippe, réacteur de formation de carbone > 80%, 50% décès dans les prochaines 24 à 48 heures. La culture sanguine, le colorant de gram (au stade avancé au 2e et 3e jour), radiographie pulmonaire, ELISA pour les toxines du charbon, PCR.

Traitement :

  • Le diagnostic se fait essentiellement par culture, et il est conseiller d’utiliser une association d’antibiotiques. La confirmation du diagnostic peut se faire par diagnostic moléculaire ou détection de spores. Difficile à diagnostiquer parce que les premiers signes ne sont pas spécifiques.
  • Le traitement aux antibiotiques (ciprofloaxicine 400 mg IV q 12hres et doxycucline 100 mg IV q 12hres) sont efficace dans les premiers stades de la maladies. Ceux-ci doivent être administrer le plutôt possible suivant l’inhalation. Le délai réduit les chances de survie. Une antibiothérapie prophylactique de 60 jours est recommandée chez toute personne ayant été exposée aux spores du charbon. L’isolation du malade est recommandée mais non obligatoire. On devrait décontaminer le matériel à l’aide d’une solution d’hypochlorite de sodium. Les bandages contaminés devraient être brûlés ou stérilises à la vapeur pour détruire les spores. En cas d’exposition massive, décontaminer la peau avec du savon et de l’eau.
  • Disponibilité limitée au Canada (non offert au public), il n’existe qu’une quantité limitée réservée aux militaires, il n’y a pas de stock pour les populations civiles.
  • Immunisation possible aux États-unis

Surveillance médicale CDRS

Prophylaxie de post- exposition ou thérapie après avoir été exposé au charbon par inhalation (JAMA , (1999) 281: 1735-45).
Adultes ( contexte de masses de victimes)
• essentiel d’administrer l’antibiotique tôt.
• durée du traitement, 60 jours.
• thérapie initiale : Ciprofloxacine 500 mg par voie orale, deux fois par jour.
• thérapie optimale si la lignée est prouvée vulnérable. Doxycycline 100 mg par voie orale, deux fois pour ou Amoxicilline, 500 mg toutes les 8 heures, par voie orale.

Traitement thérapeutique pour le charbon contracté par voie cutanée.(MMWR 26 oct 2001/ 50(42);909-19).Pour Adultes, Thérapie initiale (orale)
• durée du traitement - 60 jours.
• Ciprofloxacine 500 mg BID ou Doxycycline 100 mg BID.

Prophylaxie

Adultes

Enfants

Ciprofloxacine

500 mg 2 fois/jours

20-30 mg/kg en 2 doses

levofloxacine

500 mg 1 fois/jours

Non recommandé

Ofloxacine

400 mg 2 fois/jour

Non recommandé

     

Doxycyclien (2eme chois)

100 mg 2 fois/jour

5 mg/kg jour divisée en 2 doses

Prévention :

Vaccination. Il est nécessaire de porter un masque et des gants pour se protéger de la contamination par le sang et les liquides organiques.

Avantages du microbe

  • Virulence maximale sur une population non vaccinée entraînant une mort rapide ou un état incapacitant prolongée.
  • Il garde ses caractéristiques de contaminant et de pathogène durant une longue période même après manipulation, production, stockage ou transport.
  • Résistance à de nombreux antibiotiques
  • Utiliser par aérosol il a une longue durée même par temps venteux
  • Très grande stabilité malgré les conditions météorologiques
  • Grande difficulté à le détecter. La contamination se fait sans bruit, pouvant créer un effet de panique, de psychose sociale et de désordre.

Commentaires :

Les spores sont faciles à produire. Cette bactérie est considérée comme une arme biologique redoutable car sa manipulation, sa production son stockage et sa propagation en aérosol sont faciles à exploiter. De plus, une fois répandue dans la nature, elle persiste pendant des années, ce qui constitue un danger silencieux et permanent pour tout être vivant. Elle est très attrayante car sa fabrication en grande quantité revient à un faible prix et qu’elle peut être à la portée de n’importe qui. Il suffit d’un petit sachet pour terroriser une population. (bioterrorisme, 2005)

L’URSS a développé un programme de recherche depuis 1929 sur la fabrication d’obus et de bombes conçus pour répandre des épidémies.  Les souches du charbon ont été utilisées et perfectionnées par les Russes. L’institut d’Obolensk près de Moscou a déjà réussi à obtenir des souches capables de résister aux antibiotiques et au vaccin anticharbonneux. Or, ces microbes sont disponibles sur le marché pour n’importe quelle personne qui est capable de l’acheter. On peut s’en procurer à Pékin où l’on vend même des engins bactériologiques assortis de déchets radioactifs ou de gaz toxiques (Bioterrorisme, 2005). Rappelons que les laboratoires de l’armée rouge des chinois avaient déjà fait des essais sur le terrain sur des villages rebelles au Tibet.

Aujourd'hui, alors qu'au moins 17 pays sont soupçonnés de posséder des programmes offensifs d'armement biologique, on ne connaît pas le nombre exact de ceux qui travaillent sur le charbon. L'Irak a reconnu produire du charbon dans le cadre d'un programme d'armement en 1995.

Il suffit d’un équipement de petit laboratoire pour produire en peu de temps une grande quantité de bacilles et de spores. Ces bactéries n’ont pas de difficulté à être entreposées et exigent très peu de moyens pour être transportées. Comme beaucoup d’agents bactériologiques, le temps pour détecter et diagnostiquer une attaque est long. Il sera souvent trop tard pour offrir un traitement.

L'OMS a estimé en 1970 que 50 kg de spores du charbon répandus par avion sur une zone urbaine de 5 millions d'habitants pourraient contaminer 250 000 personnes et entraîner la mort de 100 000 personnes. 

Durant une attaque bioterrorisme, la période dangereuse dure aussi longtemps que l’aérosol reste en suspension dans l’air ambiant. Il est obligatoire de décontaminer de façon répétée le lieu.

La peste bubonique/ pneumonique(Yersina pestis)

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La peste a créé de grandes épidémies au fil des siècles comme "la peste noire" qui décima une grande partie de la population européenne durant le XIV siècle. La peste provient de puces de rats.

Malgré les progrès de la médecine cette maladie endémique existe toujours dans certaines régions du globe.Les animaux sauvages (généralement des rongeurs), les insectes (tiques, poux, puce) ainsi que des animaux domestiques peuvent héberger le microbe.

Comment il se transmet :

Peste pneumonique : contagieuse par voie respiratoire
Peste bubonique : se transmet des rongeurs aux êtres humains généralement par morsure de puces infectées. Cette bactérie est très virulente.

Symptômes :

De 2 à 10 jours pour la peste bubonique. La peste bubonique se caractérise par le bubon (enflure marquée des ganglions lymphatiques) ou adénopathie régionale, une fièvre élevée et des malaises (Adénopathie douloureuse, fièvre, frissons et maux de tête).
La maladie peut se répandre rapidement jusqu'à la septicémie et au SNC aux poumons. Il faut prêter attention aux sécrétions et aux lésions chez les malades. La peste bubonique représente 845 des cas de peste et 60% de décès si non traitée.

Sous la forme pneumonique, elle est transmissible par inhalation. La manifestation est généralement rapide et suit une période d’incubation de 2 à 3 jours.

  • L’infection se transmet de personne à personne et se caractérise par de la fièvre, une toux, des expectorations sanglantes, la une dyspnée et une cyanose. Fièvre, dyspnée, respiration stridente, cyanose,choc, toux, crachats sanglants aqueux; ecchymoses hémorragiques terminales, choc et insuffisance respiratoire
  • Diagnostic : radiographie pulmonaire - bronco- pneumonie en foyers ou soudée. Un choc endotoxique et une coagulation intra vasculaire disséminée (CIVD) peuvent se produire.
  • N.B : la peste pneumonique représente 2% des cas de peste et 100% de décès si non traitée.  Infectiosité élevée (évaluée à 100 colonies)
    Transmissibilité élevée (basse température, humidité élevée, forte densité de population);
  • Période d’incubation de 1 à 6 jours (habituellement 2 à 4 jours), la maladie dure 1 ou 2 jours
  • Les bactéries peuvent survivre 100 jours dans le sang et jusqu ’à 270 jours dans le corps humain; Diagnostic en laboratoire possible par microscopie, sérologie et PCR.

Formes septicémique : Fièvre, frissons, nausées, vomissements, diarrhée, coagulation intra vasculaire disséminée, gangrène des extrémités, purpura cutanée (perte de sang au niveau des vaisseaux).

Le traitement de la peste implique un diagnostic précoce et l’administration d’antibiotiques. Il est nécessaire de porter une protection personnelle pendant le traitement, car les sécrétions et les liquides organiques peuvent être infectieux dans le cas de peste bubonique.

Traitement :

  1. Le vaccin Greer n’est plus fabriqué
  2. Le vaccin contre la peste à virus tué, fabriqué en Australie par CSL n’est pas homologué aux États- Unis ni au Canada.  Il protège seulement contre la forme bubonique
  3. L’expérience montre que les antibiotiques  permettent de traiter et de prévenir la maladie streptomycine, 1 g IM deux fois par jour pendant 10 jours ou gentamicine, 5mg/kg IM or IV une fois par jour ou 2 mg/kg dose de mise en charge suivie par 1.7 mg/kg IM or IV 3 fois par jour pendant 10 jours. Le meilleur médicament pour adultes dans un contexte de masses de victimes et de prophylaxie après exposition (JAMA (2000) 283: 2281-2290) :   
  • doxycycline, 100 mg oralement deux fois par jour pendant 10 jours ou
          ciprofloxacine, 500 mg oralement deux fois par jour pendant 10 jours.
  • Thérapie de soutien : liquides, surveillance  hémodynamique. Une nouvelle génération de vaccins expérimentaux actuellement en cours d’évaluation pourrait être utile contre la propagation par aérosol.
  • Antibiothérapie streptomycine : médicament d’élection   gentamicine, doxycicline , ciproflolaxine, Prophylaxie : vaccin contre la peste bubonique, doxycicline,  
  • Les traitements chimioprophylactiques administrés précocement, sont d'une très bonne efficacité. De même la Doxycycline et les Aminosides sont efficaces. Cependant, l’apparition de souche mutante résistante à Madagascar complique le traitement de la maladie.

Prévention :

Il existe de nombreux antibiotiques qui ont une grande efficacité contre le bacille de la peste.

Commentaires

On peut détecter la bactérie rapidement avec des bandelettes de diagnostic rapide. "Malgré les progrés modernes de la médecine préventive, cette maladie reste encore endémique dans certaines régions reculées d'Asie, D'Afrique et d'Amérique du sud."(Bioterrorisme, 2005).

Le bacille de la peste est très virulent et facile à manipuler, il représente une arme de choix. Heureusement, les services de santé sont équipés de moyens pour diagnostiquer rapidement et pour mettre enplace un système de traitement efficace grâce aux antiobiotiques. En revanche, selon les spécialistes de AFSSAPS, il faut une bonne organisation pour gérer la terreur et la panique au sein d'une population afin de ne pas déraper dans un désordre général.

On a des évidences de production en grande quantité en U.R.S.S avant la chute du mur de Berlin.

Le choléra (Vibrio cholerae)

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Maladie contagieuse à caractère épidémique causé par le vibrion cholérique ou bacille virgule.

Comment il se transmet :

L’eau souillée est un facteur important dans la propagation de la maladie. Il peut aussi y avoir une contamination directe des aliments (crudités, fruits, légumes, crustacés, poissons mal cuits) par des déjections infectées. Le choléra ne représente pas de risque sérieux d’être utilisé par aérosol.

Symptômes :

  • La bactérie envahit la muqueuse de l’intestin grêle où il provoque l’apparition brutale d’une diarrhée massive ayant pour conséquence la perte rapide des liquides et des sels minéraux dans le corps. 
  • La maladie peut prendre la forme d’une épidémie causant la mort en particulier chez les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les sujets affaiblis ou déshydratés.
  • On peut s’attendre à des pertes de 5 a 10 litres de liquide par jour. Si le malade n’est pas traité, la maladie entraîne l’état de choc et la mort.
  • Caractérisée par des vomissements, une soif très intense, un amaigrissement rapide, des crampes douloureuses dans les membres, un abattement profond avec abaissement de la température et pouvant se terminer par la mort.
  • La bactérie fait apparaître les symptômes entre 12 et 72 heures.

Traitement :

  • Le diagnostic rapide se fait après examen direct au microscope ou en identifiant les germes par des méthodes d’immunofluorescence (à dénifir).
  • Toute l’efficacité du traitement repose sur la rapidité du traitement antichoc qui vise à compenser le déficit liquidien et électrolytique. En absence d’une thérapeutique énergique et appropriée, l’acidose s’installe et menace les reins de nécrose tubulaire pouvant entraîner la mort du sujet par l’urémie.
  • La perfusion de sérums physiologiques doit adopter une cadence rapide afin que le rythme cardiaque soit de retour à la normale. En général, une solution saline isotonique et un bicarbonate sont administrés par voie intraveineuse dans la proportion de 2 pour 1.  (bioterrorisme, 2005).
  • La maladie doit être traitée par antibiotiques (tétracycline pendant 6 semaines) et par une réhydratation précoce.

Prévention :

  • L’immunisation par le vaccin standard contenant dix milliards de germes tués par millilitre ne protège que la moitié des sujets pendant une durée de six mois. (bioterrorisme, 2005).
  • La vaccination n’est pas recommandée pour les voyages à l’étranger sauf pour les équipes médicales qui travaillent en zones d’épidémie. Il faut vraiment avoir une hygiène sérieuse. De plus, il faut stériliser l’eau, se laver les mains et éviter de manger des crudités. On peut aussi nettoyer des locaux contaminés avec l’eau de Javel ou d’hypochlorite et procéder à l’isolement des malades.

Commentaires :

Si une épidémie frappe à l’improviste, les hôpitaux et les services de santé ne disposeront pas suffisamment de liquide de perfusion face au nombre croissant des malades qui vont se présenter.

Les microbes de cette maladie sont faciles à produire. De plus, il y a de la stabilité dans leur conservation et sont peu coûteuses. 

La contamination de puits et de réserves d’eau est une tactique qui existe depuis longtemps.

On sait que les souches mutées obtenues par hybridation du Vibrio cholerae avec le vibrion parahémolytique secrètent des exotoxines à action rapide et instantanée plus redoutable.

Le choléra est une menace pour les pays en développement où les populations souffrent de malnutrition

La tularémie

 

 

 

 

 

La tularémie n’est pas contagieuse. Comme la peste il s’agit d’une maladie épidémique d’origine animale qui se transmet accidentellement aux contacts d’animaux sauvages infectés (les lièvres principalement) et aussi des piqûres de tiques.

Comment il se transmet :

  • Cette maladie est susceptible d’être transmise par voie respiratoire.
  • Elle peut être rapidement fatale, avec une mortalité de 1/3 chez les patients non traités.
  • Elle est aussi transmissible par voie cutanée, par ingestion.

Symptômes :

De 1 à 14 jours, d’habitude de 3 à 5 jours (inhalation) dépendant du mode de dissémination. Par inhalation, elle crée une forme pulmonaire de la maladie : toux sèche, fièvre,  pneumonie, enflure des ganglions lymphatiques.

Traitement :

Le diagnostic par culture et PCR est difficile et il est surtout fait rétrospectivement et tardivement par sérologie (à définir) (Dr. Raoult, 2002). Les malades peuvent être traités avec des antibiotiques (teracycline). Antibiothérapie, streptomycine, doxycicline, ciproflolaxine, gentamicine.

Commentaires

Apparemment que des tonnes de bactéries de tularémie ont été produites en URSS.

La variole

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Causée par le virus variola major. Cette maladie fut éradiquée complètement en 1980 et le dernier cas connu fut observé en Somalie. La variole est considérée comme étant le plus grand danger mondial si elle faisait l’objet d’une attaque bio terroriste. La maladie est extrêmement contagieuse, difficile à contrôler. La dernière épidémie en Yougoslavie en 1972 a montré qu’un malade infectait entre 11 à 13 personnes de son environnement en moyenne.

Comment il se transmet :

  • Maladie très contagieuse et facilement transmissible.
  • La variole se transmet par exposition cutanée, par contact avec des vêtements contaminés et sous forme de gouttelettes inhalées par la voie respiratoire.

Symptômes :

  • Dans sa forme classique, la variole se caractérise par l’apparition soudaine de fièvre, de maux de dos, de vomissements, de fatigue physique extrême et s’accompagne parfois de délire.
  • La période d'incubation est typiquement de 7 à 14 jours, et la maladie se manifeste soudainement sous la forme d'une forte fièvre. Durée de la maladie : 12 à 48 jours.
  • Le taux de décès naturels est censé être de l’ordre de 10 à 50 % mais il peut être très supérieur dans le cas de certaines souches
  • Le virus est stable. Il a une survie nettement supérieure à un an dans les croûtes.
  • D'intenses maux de tête, une très grande agitation, de la léthargie mentale et des vomissements sont suivis par l'apparition de pustules dans le visage puis sur les bras, le tronc et les jambes. La convalescence peut prendre plusieurs semaines et pour beaucoup, la maladie est fatale.

Traitement :

  • Vaccins : seront offerts au public en cas d’urgence. Le vaccin offrira une protection dans les 4 jours suivant l’exposition. Le traitement de la variole est encore inconnu à ce jour et la lutte repose sur la vaccination de masse et l’isolement.
  • Le diagnostic par la lumière ou la microscopie  électronique (corps Guarnieri), culture cellulaire ou  sur membranes chorio-allantoïde ou par PCR.

Commentaires :

Il y a seulement deux laboratoires P4 qui détiennent officiellement des souches de la maladie. Ces laboratoires, agréés par l’OMS, au centre américain de contrôle des maladies (CDC) à Atlanta (Géorgie) aux États-Unis et l’autre au centre de recherche sur la virologie Vektor de Kltosovo près de Novossibirsk en Russie. On suspecte qu’un marché noir des agents bio terroristes a pu se dérouler durant les années 1990 à partir des laboratoires soviétiques. À cela s’ajoutent de nouvelles souches manipulées à l’usage militaire d’origine russe, chinoise, nord-coréenne …vendues à d’autres amateurs et développés dans des laboratoires clandestins (Bioterrorisme, 2005). On ne peut exclure l’existence d’autre souche de la variole dans des pays qui n’auraient pas respecté les recommandations de l’OMS.

On suspecte aussi l’Irak d’avoir des réserves de variole. Ce doute est né après avoir détecté des anticorps contre le vaccin témoignant d’une vaccination récente depuis moins de 5 ans chez les officiers irakiens testés après la guerre du Golfe. (Dr. Raoult, 2002).

Le virus de la variole est très stable en aérosol et la dose minime (Henderson, 1999 : 2128). Le virus est très létal, très contagieux. Un petit groupe de personnes contaminées pourrait infecter des milliers de personnes.  Selon le biophysicien Steven Block (université Stanford de Californie), la variole est la «bête noire de la guerre bactériologique pour tous les pays développés : tout ce qu'il faudrait, explique-t-il, c'est quelques individus infectés. Si quelqu'un disséminait le virus dans le système d'aération d'un vol international, où les gens respirent l'air recyclé, cela infecterait de très nombreux passagers qui, à leur tour, pourraient infecter de nombreuses personnes au sol».

La fièvre Q (coxiellos)

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La fièvre Q est une maladie infectieuse causée par la bactérie Rickettsia burnetii. La bactérie est transmise par certains animaux (bovins, moutons) ou au contact de poussières virulentes.

Comment il se transmet :

La transmission de la bactérie se fait surtout par voie respiratoire.

Symptômes :

  • La période d’incubation de la maladie est de 10 à 20 jours.
  • La maladie se présente sous la forme de grippe : maux de tête, fièvre, nausées, enflures importantes, toux et douleurs thoraciques

Traitement :

Le taux de létalité est faible. Seulement de 1 à 3 % des gens infectés mourront.

Fièvre virale hémorragique (FVH)

 

Les fièvres hémorragiques sont très pathogènes en particulier les virus de la fièvre jaune et le virus de la fièvre d’Ébola.

Comment il se transmet :

La plupart sont contagieuses pendant toute la période de la maladie

Symptômes :
  • De 2 à 21 jours selon l’organisme/ maladie.
  • Le virus d’Ébola est très virulent et provoque des saignements internes incontrôlables. Ces virus se transmettent par une piqûre de moustique mais le virus d’Ébola se transmet par contact direct avec la personne.
  • Les personnes infectées auront de la fièvre, des saignements cutanés et aux muqueuses.  La maladie peut causer des problèmes pulmonaires entraînant la mort.

Traitement :

Vaccins pour la fièvre jaune seulement. Antiviral- ribavirine- pour certains FVH.
Prophylaxie aucune.

L’encéphalopathie équine

 

Ce virus a été utilisé dans le passé dans le cadre d’un programme d’arme biologique par les Américains. À l’origine, cette maladie vient des équidés (chevaux, ânes, mules). Le virus provient d’oiseaux et de rongeurs. On les retrouve dans les œufs de moustiques adultes contaminés.

Comment il se transmet :

Par voie aérogène (aérosol) et par injection (piqûres).

Symptômes :

  • Le virus affecte le cerveau et les méninges.
  • La période d’incubation dure entre 1 et 5 jours et provoque des maux de tête, de la fièvre.
  • Pour les infections graves, il peut y avoir des vomissements, des convulsions allant à la paralysie.
  • Le virus est rarement fatal (moins de 1%) et seulement une faible quantité de malades pourrait développer une encéphalite.

Les toxines biologiques

Le botulisme toxine botulinique

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Comme le charbon, la bactérie responsable du botulisme se trouve dans le sol et la maladie frappe à l’occasion lorsqu’une personne mange de la nourriture en conserve ou du poisson mal mis en conserve dans lesquels la bactérie s’est développée. Cette toxine est connue pour être un poison puissant et mortel.

Comment il se transmet :

Le botulisme n’est pas contagieux. En général, par des aliments contaminés qui contiennent la toxine botulinique.

Symptômes :

  • Période d’incubation : De 2 heures à 8 jours, de 12 à 72 heures si d’origine alimentaire.
  • La bactérie produit une substance extrêmement toxique, la toxine botulinique, qui rend la vision embrouillée, la bouche sèche, cause de la difficulté à avaler ou à parler, de la faiblesse et d’autres symptômes.
  • Elle peut aussi provoquer la paralysie, l’arrêt respiratoire et la mort. Le botulisme provoque une paralysie toxique des nerfs périphériques. Il entraîne l’insuffisance respiratoire causant souvent la mort.

Traitement :

  • Antibiothérapie, antitoxine, inefficace contre le botulisme mais peut être efficace pour lutter contre les infections secondaires+ antibioxine – Prophylaxie, l’antitoxine doit être administrée dans les 48 heures. Vaccins non offerts au public.
  • Le traitement est spécifique et consiste à utiliser des anticorps anti-toxines botuliques.

Commentaires

La secte Aum a déjà tenté d’utiliser cette toxine par aérosol mais sans grand succès.

Une attaque de botulisme nécessiterait de grandes capacités en réanimation respiratoire car de nombreux patients pourraient mourir suite à leur incapacité à ventiler. Chez les malades qui bénéficient de la ventilation seulement le pourcentage de mortalité est inférieur à 5%.

La toxine ricine

 

 

 

 

 

Le ricin est l’une des substances naturelles non transformée les plus toxiques que nous connaissions. Il provient des graines de la fève de ricin qui est une plante naturelle.

Comment il se transmet :

Par ingestion de produits alimentaires contaminés, par injection, par voie aérogène.

Symptômes :

  • Lorsqu’elle est ingérée, le ricin empêche le corps de synthétiser les protéines et provoque des troubles gastro-intestinaux sévères (diarrhée, vomissements, coliques), une déshydratation et un état de choc suivant une perte massive de liquides organiques et le décès.
  • Par voie aérogène, elle crée des lésions à l’appareil respiratoire et peut amener à la formation d’œdème pulmonaire et une grave détresse respiratoire (Burke, 2000 :112).

Traitement :

Si vous pensez que vous avez été exposé à de la poudre ou à du liquide de ricine, enlevez tous les vêtements qui pourraient être entrés en contact avec la ricine et lavez-vous avec du savon et de l'eau. Consultez un médecin immédiatement.

Prévention :

Il n'existe ni de traitement particulier de l'empoisonnement à la ricine, ni de vaccin. Une personne victime d'un empoisonnement à la ricine devrait être hospitalisée afin que les symptômes soient traités.

Commentaires

Le potentiel du ricin comme arme biologique est important parce qu'il est facile de se procurer de la graine de ricin et que le taux de mortalité du ricin est élevé (il n'existe aucune antitoxine ou vaccin connu). Bien que le ricin ne convienne pas pour des attentats destinés à faire énormément de victimes, on l'a utilisé dans le passé pour commettre des assassinats (comme celui du dissident bulgare Georgy Markov, tué à Londres en 1978) et des tentatives d'assassinat.

L’entérotoxine B

 

 

 

Elle est secrétée par une bactérie du staphylocoque doré. Elle est souvent source d’empoisonnement alimentaire.

Comment il se transmet :

La contamination peut se faire par ingestion d’aliments contaminés.  La toxine peut aussi pénétrer par voie aérogène. L'entérotoxine B pourrait être dispersée par aérosolisation, la toxine étant alors inhalée. Elle pourrait être utilisée pour contaminer des aliments ou un réservoir d’eau de distribution de faible volume.

Symptômes :

S'il y a ingestion : la toxine provoque la diarrhée et des problèmes gastro-intestinaux (coliques, vomissements) qui peut apparaître de 3 à 12 heures après l'exposition. Si le malade est exposé à une infection respiratoire sévère, il peut y avoir une détresse respiratoire entraînant un choc et pouvant causer la mort.

Traitement :

Le traitement est symptomatique (mesures de prise en charge de l’état de choc) et comprend, si besoin, une antibiothérapie à large spectre.

 
 
decontamination
 
 

Glossaire:

Agents biologiques : organismes vivants ou matières dérivées d’eux, qui entraînent une maladie chez les êtres humains, les animaux ou les plantes ou leur font du mal, ou provoquent une détérioration de la matière. Il peut s’agir de bactéries, de virus ou de toxines, et on peut les utiliser sous forme de gouttelettes liquides, d’aérosols ou de poudres sèches. (Biological Agents). Il s’agit de substances qui provoquent soit la paralysie (toxines botuliques), la typhoïde (la tularémie), des virus hautement contagieux et fréquemment mortels (la variole), des troubles neurologiques (la peste) et des infections des poumons (anthrax).

Agent chimique : on considère que ces agents se subdivisent en quatre catégories, à savoir les vésicants (voir agent vésicant), les suffocants (chlore et phosgène), les poisons du sang (acide cyanhydrique, chlorure de cyanogène) et les neurotoxiques (sarin, tabun et produit VX).

Agents infectieux : agents biologiques capables de provoquer une maladie chez un hôte réceptif. (Infectious Agents)

Agents vésicants (également connus sous le nom de vésicants) : agents chimiques qui provoquent des cloques et des brûlures graves sur les yeux, la peau et les tissus des voies respiratoires. L’exposition provient du contact avec un liquide ou de la vapeur. Exemples : agent moutarde, lewisite. (Blister Agents)

Antibiotique : substance qui entrave la croissance des micro-organismes ou les tue. (Antibiotic)

Anthrax : voir Maladie du charbon.

Arme radiologique : substances radioactives récupérées au sein de laboratoires, d’installations industrielles ou usines de retraitement des déchets nucléaires et utilisées dans un but de terreur et d’intimidation.

Arrosage d’urgence : procédé visant à réduire les effets des contaminants sur les victimes et employé par les intervenants de première ligne qui arrivent sur les lieux et qui disposent de ressources limitées. Comprend d’habitude des véhicules d’incendie appliquant de l’eau à basse pression en grande quantité. (Emergency Washdown)

Atropine : composant utilisé comme antidote contre les agents neurotoxiques. (Atropine)

Bactéries : organismes monocellulaires se multipliant par division des cellules et pouvant entraîner des maladies chez les êtres humains, les plantes ou les animaux. Exemples : anthrax, peste et tularémie. (Batterie)

Bioterrorisme : utilisation d’agents biologiques (virus et bactéries) mais aussi de toxines afin d’infliger des dommages aux êtres humains, aux animaux ou aux végétaux dans un but d’intimidation et de terreur.

Biotox (France) : Plan national de réponse à une réintroduction délibérée de la variole à des fins terroristes ; les spécialistes s’accordent à maintenir la variole au rang des menaces les plus graves (risque de mortalité élevé en cas d’épidémie).

Biotechnologies : Les biotechnologies se définissent comme l’ensemble des méthodes et techniques utilisant les capacités génétiques et physiologiques du monde vivant pour mieux conduire ou contrôler des processus naturels, ou mieux produire et purifier des substances issues de la transformation biologique. Aujourd’hui, les champs de recherche de la génétique, de la génomique et des biotechnologies concernent aussi bien l’homme que l’animal, le végétal, les micro-organismes ou les écosystèmes.

Botuline : la substance la plus toxique connue à ce jour. La botuline est une substance chimique libérée par la bactérie Clostridium botulinum dans des conserves avariées. L’infection ainsi provoquée est appelée le botulisme.

Choléra : infection intestinale aiguë due à une bactérie, Vibrio cholerae. La toxine produite par ce vibrion (variété de bactérie) peut être mortelle. La maladie est toujours présente en Asie, en Afrique, en Amérique latine et dans la communauté des États indépendants (CEI).

Contagieux : adjectif qui définit une infection pouvant se transmettre d’une personne à l’autre. (Contagious)

Cutané : adjectif signifiant ce qui pénètre dans la peau. (Cutaneous)

Décontamination : processus physique ou chimique de prévention de la propagation de contaminants, qui permet de protéger toute personne, tout objet ou toute zone en absorbant la matière dangereuse, en la détruisant, en la neutralisant, en la rendant inoffensive ou en l’enlevant. (Decontamination)

Dispositif de dissémination (également connu sous le nom de dispositif de dispersion) : moyen, mécanisme ou outil conçu en vue de propager ou de disperser une matière dangereuse liquide, solide ou gazeuse. (Dissemination Device ou Dispersal Device)

CBRN/ NBC : agent chimique, biologique, radiologie ou nucléaire

Dose : quantité donnée par kilogramme de masse corporelle. LD50 : Quantité qui tue 50 % de la population (mg/kg).

Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) : identifiée pour la première fois chez des bovins en Grande-Bretagne en 1985, l’ESB appartient à un groupe de maladies dégénératives du système nerveux central dues à des agents infectieux appelés « agents transmissibles non conventionnels » (ATNC) ou « prions pathogènes ». L’ESB se caractérise par une dégradation des fonctions cérébrales chez les animaux et les humains (voir maladie de Creutzfeldt-Jakob ou de la « vache folle »).

Exposition : Produit de la concentration des vapeurs de l’agent et de la durée (mg.min/m3).  LCt50 : Exposition qui tue 50 % de la population (mg.min/m3).

Fièvre aphteuse : une des maladies animales les plus contagieuses, entraînant des pertes économiques importantes. Les animaux atteints sont les bovidés, les ovins, les caprins, les porcins, tous les ruminants sauvages et les suidés. La fièvre aphteuse est endémique en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Une épizootie a conduit à la destruction de troupeaux entiers en Europe en 2001.

Fièvre hémorragique d’Ebola : une des maladies virales humaines les plus virulentes que l’on connaisse. Le virus d’Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Soudan et au Zaïre. De nombreuses épidémies ont eu lieu dans différents pays d’Afrique depuis cette date.

Fièvre porcine : maladie infectieuse d’origine virale, la fièvre porcine, très contagieuse bien qu’elle ne franchisse pas la barrière des espèces, constitue un véritable fléau.

Grippe espagnole/virus influenza : maladie due à l’infection par un virus qui se propage par voie aérienne, la grippe est contagieuse et donne lieu à des épidémies qui peuvent s’étendre à la quasi-totalité de la population mondiale (pandémies). La maladie constitue un véritable fléau, d’autant que le virus se métamorphose d’une année à l’autre. L’épidémie de 1918 fit au moins 25 millions de victimes.

Hémotoxiques : agents chimiques qui gênent la capacité du sang à transporter l’oxygène et entraînent l’asphyxie. Ces substances blessent une personne en entravant la respiration des cellules (échange d’oxygène et de dioxyde de carbone entre le sang et les tissus). Exemples courants : cyanure d’hydrogène et chlorure de cyanogène. (Blood Agents)

Infectiosité : capacité d’un agent à pénétrer dans un organisme hôte, à y survivre et à s’y multiplier, et qui peut être calculé en pourcentage de personnes exposées à une quantité donnée et contaminées.

Ingestion : infiltration d’un agent CBRN dans le corps par l’ingurgitation de nourriture, de boisson ou d’une matière contaminée placée dans la bouche. (Ingestion)

Inhalation : infiltration d’un agent CBRN dans le corps par la respiration de vapeurs, de gaz ou de substances particulaires. (Inhalation)

Injection : infiltration d’un agent CBRN dans le corps par une aiguille ou une autre irruption dans la peau (morsure, dard, etc.). (Injection)

Maladie de Creutzfeldt-Jakob : maladie caractérisée par la destruction de neurones du cerveau, qui devient spongiforme (prend l’aspect d’une éponge) et se manifestant par des troubles mentaux et des mouvements anormaux.

Maladie du charbon (Anthrax) : le Bacillus anthracis est responsable de la fièvre charbonneuse ou anthrax. Du fait de la gravité de l’infection et de sa facile dissémination, le Bacillus anthracis est une bactérie utilisable pour la guerre bactériologique. Les progrès de la biologie moléculaire peuvent en faire une arme efficace et favoriser l’obtention de souches mutantes multirésistantes aux antibiotiques

Niveaux de biosécurité : il en existe quatre :

Le niveau 1 s’applique au laboratoire de base où l’on manipule des agents biologiques non susceptibles de provoquer des maladies chez les travailleurs ou les animaux en bonne santé.
Un laboratoire de niveau 2 concerne les agents pathogènes qui peuvent provoquer des maladies chez l’homme ou l’animal mais qui, dans des circonstances normales, ne sont pas susceptibles de constituer un danger sérieux pour le personnel du laboratoire, la collectivité, les animaux d’élevage ou l’environnement.
Un laboratoire de niveau 3 est aménagé pour permettre les travaux sur des agents pathogènes qui peuvent provoquer des maladies graves chez l’homme ou chez l’animal, ou avoir des répercussions économiques sérieuses. Ces maladies ne se transmettent pas habituellement par contact d’un sujet à l’autre et elles peuvent être traitées avec des agents antimicrobiens ou antiparasitaires.
Un laboratoire de niveau 4 est aménagé pour permettre les travaux sur des agents pathogènes qui peuvent provoquer des maladies très graves chez l’homme ou chez l’animal, pour lesquelles il n’existe souvent pas de traitement et qui se transmettent facilement d’un sujet à l’autre, de l’animal à l’homme ou inversement, directement ou indirectement ou par simple contact.

Pandémie : épidémie qui atteint, dans sa presque totalité, la population d’une région.

Période d’incubation : période de temps qui s’écoule entre l’exposition à un agent infectieux et la première manifestation de signes et de symptômes de maladies associées à l’infection.

Phytotoxine : toxine produite par des plantes. Exemple : le ricin.

Piratox (France) : plan national de réponse à une attaque avec l’utilisation de substances chimiques toxiques ou d’armes chimiques.

Produit chimique toxique : tout produit chimique qui, par son action chimique sur des processus biologiques, peut provoquer chez les êtres humains ou les animaux la mort, une incapacité temporaire ou des dommages permanents.

Rickettsie: micro-organisme parasitique intercellulaire - généralement transmis par des tiques ou des poux - qui a besoin d'un hôte vivant (mammifères et arthropodes compris) pour survivre et se reproduire.

Sarin : découvert en 1939, c’est un liquide très volatile, toxique par inhalation ou absorption par la peau (voir agent innervant).

Spores : éléments reproducteurs d’un organisme (ex. Bacillus anthracis) pouvant survivre dans des conditions défavorables et vivre en dormance pendant plusieurs années. (Spores)

Symptômes : signes ou indications que des fonctions physiologiques ont été atteintes. Les symptômes peuvent aider à poser un diagnostic. (Symptoms)

Terrorisme radiologique : utilisation d’un dispositif de dispersion radiologique dans un but de terreur. Les radiations émises par une bombe radiologique pourraient contaminer toute la zone de l'explosion et, dans le cas d'une ville, la rendre inhabitable jusqu'à sa décontamination.

Toxicité : mesure de l’effet d’intoxication inhérent d’un agent chimique.

Toxines : substances toxiques d’origine naturelle que produit un animal, une plante ou un microbe. Elles diffèrent des substances chimiques dans la mesure où on ne les fabrique pas. Les toxines peuvent comprendre le botulisme, le ricin et les mycotoxines. (Toxins)

Tuberculose : maladie infectieuse très contagieuse causée par le bacille de Koch. Aux XVIIIe et XIXe siècles, elle était responsable de 25% des décès dans les villes européennes. Le vaccin contre la tuberculose a été utilisé pour la première fois en 1921. Ces dernières années, de souches résistantes aux traitements sont apparues sur le continent européen, en particulier en Russie et en Ukraine.

Variole : maladie mortelle très contagieuse qui a été éradiquée dans le monde à l’état endémique, à la fin des années 1970.

Volatilité : masse de vapeur présente dans un volume d’air donné, dans des conditions d’équilibre, à une température donnée (mg/m3).

 
     
   
 
2002-2014, ERTA