La famille Khadr — Une «famille al-Qaïda»

 
     
 

B) Les membres de la famille Khadr

Afin d'obtenir un résumé des informations en fonction d'un membre de la famille Khadr, vous pouvez cliquer sur l'un des noms ci-dessous.

 

 
     
 

Ahmed Said Khadr

Source : Canadian Broadcasting Corporation Source : Société Radio-Canada

Le chef de la famille Khadr, Ahmed Saïd, arrive au Canada dans la deuxième moitié des années 1970. Il y rencontre une Canadienne-palestinienne, Maha, qui devient sa femme. Dans les années 1980, il se rend en Afghanistan en tant que volontaire afin de combattre l'armée soviétique. C'est à cette occasion qu'il rencontre Oussama ben Laden et que les deux hommes deviennent de bons amis.

Il semble qu'Ahmed Saïd se soit servi d'organisations humanitaires (Human Concern International, Health and Education Project International) comme façade pour financer des extrémistes de l'Islam et des activités terroristes. Ainsi, il expliquait sa présence en Afghanistan en tant que travailleur humanitaire.

En 1995 est perpétré l'attaque à la bombe de l'Ambassade égyptienne à Islamabad, faisant entre 15 et 18 morts. Les autorités pakistanaises arrêtent Ahmed Saïd Khadr et l'emprisonnent. Il est fortement soupçonné d'avoir financé cette attaque, en partie à l'aide de fonds provenant de l'organisme Human Concern International.

Toujours prisonnier en janvier 1996, Ahmed Saïd Khadr entreprend une grève de la faim et réussit à amorcer une brillante campagne médiatique au Canada avec l'aide de sa famille. Pendant une mission économique au Pakistan, le Premier ministre de l'époque, Jean Chrétien, discute du cas de Khadr avec le gouvernement pakistanais. Cette intervention entraîne la libération du chef de la famille Khadr. Quelques mois plus tard, les talibans prennent le contrôle de l'Afghanistan. Cette situation incite la famille Khadr à aller vivre dans ce pays.

Suite aux événements du 11 septembre 2001, le gouvernement américain publie une liste de présumés terroristes. Ahmed Saïd Khadr est l'un des noms qui apparaît sur cette liste. Selon les informations disponibles, il se tient plutôt tranquille jusqu'aux événements qui ont entraîné sa mort lors d'un combat avec les forces armées pakistanaises, le 2 octobre 2003. Il avait alors 57 ans.

Selon Pipes (2004), Ahmed Saïd Khadr a déjà été considéré comme le plus haut gradé parmi les quelques 75 agents canadiens d'al-Qaida.

L'un de ses fils, Abdurahman, a révélé à une équipe de la CBC qu'il considérait que sa famille était une «famille al-Qaida». Abdurahman explique cela en bonne partie par l'éducation prodiguée par son père, Ahmed Saïd Khadr.

 
 

Maha Khadr

Source : Canadian Broadcasting Corporation

Maha Khadr est une Canadienne-palestinienne qui résidait dans la région d'Ottawa depuis un certain temps déjà lorsqu'elle rencontre Ahmed Said Khadr vers la fin des années 1970.

Selon les informations dont nous disposons, le rôle de Maha est secondaire au sein de la famille Khadr en ce sens qu'elle n'est jamais impliquée directement dans les événements majeurs qui surviennent. Toutefois, elle a vraisemblablement joué un rôle majeur dans l'éducation de ses enfants en vue de constituer une «famille al-Qaïda». De plus, elle apporte régulièrement aide et soutien aux membres de sa famille, ce qui est d'ailleurs plutôt normal et compréhensible. Ainsi, pour ne donner que quelques exemples :

  • En 1996, elle fonde avec son mari une organisation caritative islamique : « Health and Education Project International ». Le but véritable de cette organisation est parfois remis en question.
  • En 2001, elle amène son fils Omar au Pakistan afin qu'il reçoive un entraînement militaire de la part du réseau al-Qaïda.
  • À la fin de l'année 2003, elle tient une conférence de presse avec sa fille Zaynab à Islamabad (Pakistan). Elle se plaint alors des agissements de l'ambassade canadienne au Pakistan, soutenant que les autorités veulent l'empêcher de retourner au Canada. En effet, elle affirme que leurs passeports ont été confisqués sans raison valable. Ottawa dément ces allégations et soutient que les deux femmes ont plutôt perdu leur passeport respectif et qu'elles sont ainsi soumises aux mêmes restrictions que tout autre citoyen canadien qui n'est pas capable de garder convenablement ce précieux document.
  • Lors d'un entretien qu'elle accorde (accompagnée de sa fille Zaynab) à la CBC au mois de février 2004, elle affirme qu'elle serait heureuse de voir ses enfants mourir de la même façon qu'est mort son mari en octobre 2003, c'est-à-dire en combattant ceux qu'elle perçoit être les ennemis de l'Islam. Elle croit qu'ainsi, ses enfants se verraient accorder le paradis après la mort.

En avril 2004, elle revient au pays (dans la région de Toronto) avec Abdul Karim afin que ce dernier puisse recevoir des traitements médicaux pour sa blessure subie en combattant l'armée pakistanaise. Leur retour a nécessité que le gouvernement canadien leur accorde des passeports d'urgence. Aux dernières nouvelles, Maha vit toujours dans la région de Toronto.

 
 

Zaynab Khadr

Source : Canadian Broadcasting Corporation

Aujourd'hui âgée de 26 ans, Zaynab est l'aînée de la famille Khadr. Tout comme sa mère, elle occupe un rôle de second plan dans les activités de la famille Khadr. Sa contribution se fait surtout sentir de deux manières : par la campagne médiatique qu'elle mène et en effectuant des activités de soutien.

1. La campagne médiatique

Zaynab Khadr se prête assez volontier au jeu de différents médias depuis quelques années, parfois pour dénigrer les gouvernements canadien et américain, d'autres fois pour justifier les agissements des membres de sa famille. Ainsi, pour ne donner que quelques exemples :

  • Le 30 décembre 2003, elle se plaint avec sa mère de l'ambassade canadienne au Pakistan alors qu'elles sont toutes les deux coincées dans ce pays. Les autorités canadiennes fourniront comme explication que les deux femmes ont plutôt perdu leur passeport et que tout citoyen canadien a le devoir de garder précieusement ce document sous peine d'être exposé à des contrôles plus sévères.
  • Toujours accompagnée de sa mère, elle accorde un entretien à la CBC au mois de février 2004. Il s'agit de sa première apparition directe devant les médias canadiens depuis la confirmation de la mort de son père en octobre 2003.
  • En 2005, elle accorde également un entretien à «Cageprisoners.com», un groupe qui se dit préoccupé par la situation à la prison de Guantanamo et aux présumées violations aux droits et libertés qui lui sont associées. Elle parle alors abondamment de sa perception des événements qui ont affligé sa famille, notamment le sort réservé à son frère Omar qui est détenu à la prison de Guantanamo.

Lors de ces sorties publiques, Zaynab avoue aisément que sa famille connaît bien Oussama ben Laden tout en niant tout implication dans le réseau al-Qaïda. Selon elle, cette amitié découle simplement du respect mutuel qu'avaient, l'un pour l'autre, son père et Oussama ben Laden.

2. Activités de soutien

Il est probable que les membres d'un groupe d'extrémistes religieux aient des attentes spécifiques envers les femmes qui les entourent. Ainsi, contrairement à ses jeunes frères Omar et Abdul Karim, le rôle de Zaynab n'a vraisemblablement jamais été d'être sur la ligne de front à combattre directement l'ennemi. Ce qui ne veut pas dire que les femmes ne peuvent pas faire preuve d'une violence parfois extrême. Ainsi, en 2004, Zaynab Khadr aurait affirmé lors d'un entretien à la CBC que ce serait le paradis pour elle de mourir en martyr en combattant ceux qu'elle perçoit comme étant les ennemies de l'Islam. Elle rejetait toutefois cette possibilité pour diverses raisons.

Zaynab pourrait avoir contribué aux échanges d'informations entre divers membres du réseau al-Quaïda. Du moins, en février 2005, elle revient au Canada rejoindre sa mère et son jeune frère Abdul Karim. Des agents de la GRC l'attendent à l'aéroport Pearson de Toronto. Munis d'un mandat de perquisition, ils saisissent certains de ses objets dont un ordinateur portatif, des lettres et un bottin personnel. Toutefois, aucune accusation n'est portée contre elle : elle est donc libre. En juin 2005, les autorités canadiennes pensent avoir trouvé de préciseuses informations sur l'ordinateur saisi. La cour leur accorde le droit de garder pendant encore plusieurs mois les divers objets saisis. Zaynab nie toute implication avec les informations en question, prétextant qu'elle a acheté l'ordinateur de seconde main quelques mois avant son retour au Canada. Seuls quelques fichiers innofensifs lui appartiendraient vraiment selon ses dires.

Elle est toujours au pays, affirmant que le gouvernement refuse de lui remettre un nouveau passeport. Rappelons qu'au Canada, l'émission de ce document relève de la prérogative de la Couronne, excercée concrètement par le gouvernement.

Dernier petit élément qui permet, aux yeux de certains, de confirmer les liens entre la famille Khadr et al-Qaïda : Oussama ben Laden a assisté au marriage de Zaynab le 9 septembre 1999. De plus, le mari de Zaynab serait un islamiste membre du réseau al-Quaïda.

 
 

Abdullah Khadr

Source : Toronto Star

Abdullah est le garçon le plus âgé de la famille Khadr, aujourd'hui âgé de 24 ans. Aux environs de 1994, alors qu'il a environ 13 ans, il reçoit sa première formation militaire d'al-Qaïda en Afghanistan.

Peu d'informations sont disponibles à son sujet. Toutefois, en janvier 2004, un attentat-suicide coûte la vie à un soldat canadien, le Caporal Jamie Murphy, qui travaillait alors à Kabul. Le 4 février suivant, un représantant officiel des Talibans attribue cet attentat-suicide à Abdullah Khadr. Le 23 février, afin de démentir cette information, Abdullah accepte de rencontrer un journaliste de la CBC en un endroit secret d'Islamabad afin de lui accorder un entretien. Il affirme également qu'il aimerait retourner au Canada, mais qu'il a peur d'être arrêté à la frontière puisqu'il est considéré comme un fugitif au Pakistan.

Il finit par se faire capturer et par passer un peu plus d'un an en prison pour appartenance présumée à un réseau terroriste. Suite à sa libération, il revient à Toronto en décembre 2005. Le 17 décembre 2005, il est arrêté par la GRC en vertu d'un mandat provisoire émis par les Américains qui veulent son extradition. Les autorités américaines lui reprochent d'avoir dirigé un camp d'entraînement de terroristes en Afghanistan et d'avoir planifié l'assassinat de soldats américains déployés en sol étranger. Abdullah Khadr nie formellement ces accusations.

Le 23 décembre 2005, la Cour supérieure de l'Ontario refuse de lui accorder une liberté sous caution. Le tribunal craint qu'il ne profite de l'occasion pour prendre la fuite avec l'aide du réseau al-Qaïda. Les procédures pour l'extradition d'Abdullah Khadr reprendront le 2 février 2006.

 
 

Abdurahman Khadr

Source : Canadian Broadcasting Corporation Source : Société Radio-Canada

Abdurahman se considère ouvertement comme étant le «mouton noir» de la famille Khadr. Entraîné très jeune à devenir un combattant de l'Islam et encouragé à cet effet par son père, il raconte en partie ce qu'il a vécu dans les camps militaires d'al-Qaïda en Afghanistan. Ainsi, il n'a même pas encore douze ans lorsqu'on lui apprend le maniement de nombreuses armes. Selon ses propres dires, Abdurahman est loin d'être un élève modèle dans ces camps militaires. Il dit qu'il était souvent considéré comme le «petit Canadien», celui qui ne peut pas se passer de nombreux éléments du mode de vie nord-américain. Selon lui, il n'était pas renvoyé simplement parce qu'il était le fils d'Ahmed Saïd.

Abdurahman affirme que son père lui a déjà demandé de commettre un attentat-suicide : il deviendrait alors la fierté de la famille. Cependant, cela était inconcevable pour lui. Il comprend la nécessité de savoir se battre pour se défendre, défendre ses valeurs et ceux qu'il aime, mais cela ne pourrait jamais justifier qu'il se fasse sauter en entraînant avec lui dans la mort de nombreuses victimes civiles innocentes.

C'est peu après les événements du 11 septembre 2001 que débute l'incroyable aventure d'Abdurahman alors qu'il tombe entre les mains de l'armée américaine en Afghanistan. En janvier 2003, les médias finissent par relater qu'il a été transféré à la prison de Guantanamo sans qu'aucune accusation particulière ne soit portée contre lui. En juillet de la même année, les agissements des gouvernements canadien et américain sont grandement remis en question lorsqu'Abdurahman est remis en liberté en Afghanistan plutôt qu'au Canada. Le gouvernement canadien sera accusé d'avoir refusé de lui offrir les services consulaires normalement accessibles aux citoyens canadiens, obligeant Abdurahman a errer, sans argent et sans papier, loin du Canada. Il aurait tout de même réussi à voyager en Iran, en Turquie et en Bosnie. C'est finalement l'ambassade canadienne en Bosnie qui aurait fait des arrangements afin qu'il puisse revenir au Canada. Toutefois, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères affirme qu'aucune demande d'assistance de la part d'Abdurahman Khadr n'a été enregistrée entre temps par les autorités canadiennes depuis sa libération de la prison de Guantanamo.

Ce n'est que le 30 novembre 2003 qu'Abdurahman revient à Toronto. En mars 2004, la CBC diffuse un reportage où il explique ce qui s'est vraiment passé suite à sa capture par les Américains. En fait, il aurait rapidement accepté de travailler pour les États-Unis afin d'éviter une longue peine de prison. Il aurait d'abord collaboré en sol afghan afin d'aider les forces américaines à reconnaîre les honnêtes citoyens des présumés terroristes. Puis, la CIA lui aurait demandé «d'infiltrer» la prison de Guantanamo, c'est-à-dire de s'y rendre comme s'il était lui-même un prisonnier afin de recueillir d'éventuelles confidences de la part des autres détenus. Ce plan n'ayant pas vraiment marché, la CIA aurait alors envisagé la possibilité de l'envoyer en Bosnie afin de recueillir des informations sur le recrutement de nouveaux membres d'al-Qaïda dans cette région du globe. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé en Bosnie pour un certain temps. Lorsque la CIA lui a demandé de poursuivre sa mission en Irak, il aurait refusé, estimant qu'il avait déjà assez risqué sa vie ainsi. En revenant au Canada, il aurait donné une version des faits conforme aux demandes de la CIA. Puis, il a voulu rectifier la situation en expliquant publiquement ce qui s'est réellement passé.

Étant donné la nature des révélations d'Abdurahman Khadr, l'équipe de la CBC lui a demandé de subir le test du polygraphe (détecteur de mensonges) pour prouver qu'il dit la vérité aux journalistes. Il a relevé le défi : pour tous les aspects importants du récit présenté dans le reportage, il a réussi le test. L'équipe de la CBC affirme également avoir corroboré d'autres passages de son histoire par d'autres moyens.

Voir le dossier de la Société Radio-Canada sur la version des faits d'Abdurahman Khadr.

Le lecteur peut aussi consulter le dossier original (beaucoup plus complet) de la CBC. Des informations pertinentes se retrouvent dans l'ensemble des diverses sous-sections de leur dossier spécial sur le sujet. Quant au groupe PBS, il offre des transcriptions et des extraits vidéos de divers entretiens avec des membres de la famille Khadr, dont Abdurahman.

 
 

Omar Khadr

Source : Canadian Broadcasting Corporation

Omar Khadr est né à Toronto le 19 septembre 1986. Malgré sa ferveur religieuse et son désir de rendre son père fier de lui, on raconte qu'il appréciait beaucoup de choses associées au mode de vie nord-américain : le cinéma, les jeux vidéos, la restauration rapide, etc.

À la fin, c'est sa dévotion familiale qui a le dessus, bien qu'il sera rapidement neutralisé. À l'été 2002, alors qu'il combat l'armée américaine en Afghanistan, Omar Khadr est atteint par trois projectiles. Il survit à ses blessures, mais perd l'usage d'un oeil et il est fait prisonnier. Conséquemment, il est envoyé à la prison de Guantanamo. Les États-Unis l'accusent d'avoir tué un de leurs soldats, Christopher Speer, à l'aide d'une grenade.

Il faut attendre au début du mois de janvier 2006 avant de le voir comparaître devant un tribunal militaire d'exception, toujours à la prision de Guantanamo, concernant cette accusation. Omar Khadr est l'un des rares prisonniers de Guantanamo a avoir été accusé formellement par le gouvernement américain. Il est également le premier mineur (au moment des faits qui lui sont reprochés) à être poursuivi pour crime de guerre par les Américains. Les autorités américaines auraient théoriquement pu demander la peine de mort à son égard, mais ils ont renoncé à cette possibilité étant donné son jeune âge au moment des faits. Il risque plutôt la prison à vie.

Un des avocats américains d'Omar, Muneer Ahmad, affirme détenir des preuves fiables qui démontreraient que son client a été torturé pendant sa détention. Le cas d'Omar alimente ainsi l'argumentation des militants qui s'opposent à la prison de Guantanamo.

Le 29 juin 2006 la Cour suprême des États-Unis jugea inconstitutionnel le processus mis en place par l'administration (sans la participation du Congrès) pour juger les « combatants ennemis illégaux » (les combatans légaux étant, en droit international, protégés par les conventions de Genève. La désignation de combatant « illégal » est propre aux États-Unis et, en droit international, signifie simplement que l'individu ne combat pas en uniforme). Le procès contre Omar Khadr fut donc annulé. Pour surmonter ce problème l'administration amenda la loi régissant les tribunaux militaires et un nouveau procès commença en janvier 2007.

Le 4 juin 2007 le juge militaire présidant au procès, le colonel Peter Brownback, mis fin au procès sur un détail sémantique : la commission ayant donné le statut de « combatant ennemi » à Khadr n'avait pas officiellement précisé qu'il était « illégal ».

Le lecteur à l'aise avec la langue anglaise trouvera diverses anecdotes au sujet d'Omar (et du reste de la famille Khadr) dans le texte de Vincent (2002), publié à l'époque par le National Post.

 
 

Abdul Karim Khadr

Source : Canadian Broadcasting Corporation

Peu de détails sont connus au sujet d'Abdul Karim Khadr. Un seul événement majeur l'implique : il était présent lors de la bataille qui a coûté la vie à son père en octobre 2003 alors qu'ils combattaient l'armée pakistanaise ensemble. Abdul Karim n'était alors âgé que de 14 ans. Il garde de lourdes séquelles de cette bataille puisque le bas de son corps est désormais paralysé.

En avril 2004, il revient au Canada avec sa mère afin de recevoir de meilleurs traitements médicaux à ce sujet. Aux dernières nouvelles, il vit toujours dans la région de Toronto.

 
 

 

 
   
 
2002-2014, ERTA